
Quatre-vingts kilomètres de galeries sous la ville
Des Grecs à la Seconde Guerre mondiale
De la Piazza San Gaetano à Spaccanapoli, vous longez le decumanus maximus grec, passez sous San Lorenzo Maggiore où dort un marché gréco-romain intact, et traversez Via dei Tribunali jusqu'au Duomo. Une rumeur court depuis l'Antiquité : les premiers colons de Neapolis y auraient caché une bibliothèque alexandrine.
« Vedi Napoli e poi muori. »— Proverbe napolitain
Au VIIIe siècle avant notre ère, les Grecs de Cumes fondent Parthénope puis Neapolis sur la colline de Pizzofalcone. Ils creusent dans le tuf jaune des citernes, des carrières et des cryptes religieuses. Les Romains récupèrent le réseau et y ajoutent l'aqueduc du Serino, long de 96 kilomètres, qui alimente la ville jusqu'au XIXe siècle. Sous San Lorenzo Maggiore subsiste intacte une rue marchande gréco-romaine du Ier siècle.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, plus de 200 000 Napolitains se réfugient dans ces galeries sous les bombardements alliés. On y trouve encore des graffitis, des lits de camp, des fragments de vaisselle. Le réseau total dépasse 80 kilomètres, dont seuls quelques tronçons sont ouverts au public. Le reste attend les explorateurs : quartiers entiers, citernes oubliées, puits muet depuis des siècles.
3 étapes à travers la ville
Comparez le marché gréco-romain souterrain à la basilique médiévale au-dessus.
Identifiez les blocs de tuf du rempart grec encore visibles au centre de la place.
Reliez les indices et déduisez la galerie où dormirait la bibliothèque alexandrine.
Une rue entière du Ier siècle conservée sous San Lorenzo.
200 000 Napolitains cachés sous la ville.
La rumeur alexandrine des fondateurs grecs.
Sub urbe arcana
Sous la ville, les secrets
Quatre-vingts kilomètres vous attendent. Réservez votre descente à Neapolis.