
Turin nocturne et inquisitoriale
Trois siècles après, la guérisseuse revient
La grande peste de 1630 ravage Turin et les tribunaux inquisitoriaux cherchent des boucs émissaires. Une herboriste du Borgo Po est condamnée. Aujourd'hui, ses signes réapparaissent entre la Gran Madre et le Monte dei Cappuccini. À vous de comprendre ce qu'elle réclame.
« Quand les cloches cesseront, je reviendrai par la rivière. »— Archives inquisitoriales, Turin 1630
Au XVIIe siècle, le Piémont connaît une vague de procès en sorcellerie parallèle à celle du Val d'Aoste. Les guérisseuses, dépositaires d'un savoir végétal hérité du Moyen Âge, deviennent suspectes dès qu'une épidémie frappe. Turin n'échappe pas à la règle et ses archives mentionnent plusieurs exécutions sur la rive droite.
La Gran Madre di Dio, construite au XIXe siècle sur un ancien sanctuaire, aurait été édifiée pour conjurer ces mémoires. Le Monte dei Cappuccini, en vis-à-vis, veillait depuis 1583 sur le fleuve. Entre les deux, les streghe restent une présence discrète que la ville n'a jamais totalement exorcisée.
3 étapes à travers la ville
Identifiez les plantes de la guérisseuse parmi les simples du jardin.
Lisez les symboles gravés à l'entrée et au parvis.
Reconstituez la formule qui apaise la strega sous la vue panoramique.
Plongée dans les savoirs végétaux médiévaux.
Jouable au crépuscule pour une atmosphère maximale.
Enquêtez sur un procès oublié des archives piémontaises.
Erbe, acque, memoria
Rendre justice aux brûlées du Pô
Une promesse de 1630 vous attend dans le Turin nocturne. Entrez dans le cercle.