
Vlad III et Santa Maria la Nova
Un empaleur aurait-il fini napolitain ?
Des historiens récents avancent que le prince roumain, libéré par les Ottomans en 1476, serait mort non pas au combat mais à Naples, enterré sous le nom italianisé de Matteo Ferrillo, gendre d'un noble napolitain. Son tombeau, couvert de dragons et d'alchimie, vous attend au cœur du Decumanus.
« Dracul — le dragon, ou le diable. »— Ordre du Dragon, 1408
Vlad III Tepes, prince de Valachie, règne par intermittence entre 1448 et 1476. Son père appartenait à l'Ordre du Dragon fondé en 1408 pour défendre la chrétienté, d'où le surnom Dracul, « le dragon ». Capturé par les Ottomans, emprisonné, rendu au trône, il disparaît officiellement lors d'une bataille en décembre 1476. Sa tête aurait été envoyée à Istanbul. Sa tombe, nulle part.
À Naples, Santa Maria la Nova, reconstruite en 1596 sur une église franciscaine de 1279, abrite dans son cloître le tombeau de Matteo Ferrillo. Le gisant porte sur son armure un dragon étrangement similaire au blason des Draculesti, ainsi que des symboles alchimiques et un sphinx. Des universitaires estoniens et italiens ont publié en 2014 la thèse d'un Vlad III rançonné par ses filles, exfiltré vers Naples et enterré à Santa Maria la Nova. La question reste ouverte.
3 étapes à travers la ville
Observez la façade piézoélectrique et ses signes ésotériques gravés dans la pierre.
Parcourez la rue des santons et collectez les indices alchimiques napolitains.
Déchiffrez le blason du tombeau Ferrillo et tranchez : Matteo ou Vlad ?
Le blason des Draculesti décodé dans la pierre napolitaine.
Les symboles hermétiques des monastères du Decumanus.
La thèse universitaire de 2014 qui divise encore.
Draco dormiens
Le dragon qui dort à Santa Maria
Le blason attend vos yeux. Réservez votre enquête napolitaine.