
Dante, les familles rivales et les sept cercles
Sept monuments, un Enfer à recomposer
Au XIIIe siècle, les familles bolognaises se disputaient le ciel à coups de tours. Il en reste deux : Asinelli, l'orgueilleuse, et Garisenda, la penchée. Dante, qui séjourna à Bologne étudiant, aurait dissimulé les sept cercles de son Enfer dans sept monuments de la ville avant de les coucher sur parchemin.
« Qual pare a riguardar la Garisenda... »— Dante, Enfer, XXXI
Aux XIIe et XIIIe siècles, Bologne comptait plus de cent tours nobiliaires, signes visibles des alliances et des vengeances. La Garisenda, haute à l'origine de 60 m, fut rabaissée au XIVe siècle car elle menaçait déjà de s'effondrer. Asinelli domine toujours à 97 m.
Via Zamboni concentre le cœur universitaire : San Giacomo Maggiore, Palazzo Poggi, San Giovanni in Monte. Étudiant à Bologne vers 1287, Dante fut marqué par ces tours qui penchent comme des damnés et par les querelles de guelfes et gibelins qui nourriront la Commedia.
3 étapes à travers la ville
Mesurez l'inclinaison de la Garisenda et relevez le premier cercle.
Retrouvez cinq cercles cachés dans les fresques universitaires.
Assemblez le septième cercle et levez la malédiction Garisenda.
Les dernières géantes de la forêt de tours médiévales.
Sur les traces du jeune poète avant la Commedia.
Les querelles qui bâtirent — et firent pencher — la ville.
Lasciate ogne speranza... o leggetela
L'Enfer de Dante relu dans la pierre bolognaise
Sept cercles attendent leurs déchiffreurs. Réservez votre descente bolognaise.