
Pierre jaune et trésor espagnol
Sept façades, un galion fantôme
Les sculpteurs leccesi glissaient dans leurs guirlandes baroques les portraits de leurs ennemis et amours. L'un d'eux, vers 1650, encoda dans sept façades l'itinéraire d'un coffre espagnol resté à terre quand le galion sombra au large de Tarente.
« À Lecce, la pierre est tendre comme le pain et dure comme la mémoire. »— Proverbe salentin
Fondée par les Messapiens puis romanisée, Lecce cache sous sa Piazza Sant'Oronzo un amphithéâtre romain entier, redécouvert en 1901 lors de travaux. La pietra leccese, calcaire jaune d'or facilement sculptable, permit aux artisans du XVIIe siècle d'inventer un baroque unique, baptisé « leccese », fait de guirlandes, de saints et de créatures fantastiques.
Sous domination espagnole puis bourbonne, la ville devient un laboratoire de sculpture où chaque façade d'église — Santa Croce en tête — est une page de pierre. Les sculpteurs signaient en cachette leurs œuvres en y mêlant portraits, blasons interdits et symboles messapiens pré-romains.
3 étapes à travers la ville
Lisez les gradins romains et la colonne votive pour retrouver le premier visage sculpté.
Décodez les guirlandes et créatures de la façade la plus ornée d’Italie.
Assemblez les sept portraits pour localiser le coffre espagnol oublié.
Sept façades sculptées dans la pietra leccese à décoder.
Amphithéâtre enfoui sous la place, redécouvert en 1901.
Un coffre jamais embarqué sur un galion du XVIIe siècle.
Pietra canta
La pierre chante pour qui sait lire
Le galion a sombré, mais son or attend encore sous les guirlandes. Réservez votre parcours leccese.