
Érix, Vénus et les hiérodules
Sept pierres, un code de navigation phénicien
Dans la brume permanente d'Erice, le Castello di Venere se dresse sur les fondations phéniciennes du Temple d'Astarté, devenu Aphrodite pour les Grecs, Vénus Érycine pour les Romains. Sept pierres gravées, dispersées entre Porta Trapani, la Chiesa Matrice et la Fontana di Saturno, conservent un code de navigation que seules les hiérodules consacrées savaient lire.
« De la montagne d’Éryké, les marins voyaient jusqu’à Carthage. »— Polybe, Histoires, Livre I
Au VIIIe siècle av. J.-C., les Élymes, peuple énigmatique de l'ouest sicilien, érigent à 751 m d'altitude un sanctuaire à Astarté, déesse phénicienne de l'amour et de la mer. Les cyclopéens murs de pierre datent du VIIe siècle av. J.-C. Le temple devient une étape obligée pour marins phéniciens, grecs, carthaginois et romains : on y pratique la prostitution sacrée et on y consulte les prêtresses-hiérodules qui maîtrisent l'orientation par les étoiles.
Romains, Arabes puis Normands se succèdent. En 1167, Roger II refortifie la cité et bâtit sur les ruines du temple le Castello di Venere, dont les fondations intègrent encore des blocs phéniciens. Le village médiéval reste intact : cinquante églises pour un kilomètre carré, des pavés en losange, une brume qui couvre tout selon l'humeur des vents de l'ouest. Galilée et Virgile mentionnent Éryké comme la plus belle vigie de la Méditerranée.
3 étapes à travers la ville
Relevez les trois premières pierres gravées dans les murailles élymes.
Reliez les vents marqués sur la tour aux constellations phéniciennes.
Assemblez les sept pierres et retrouvez la route secrète d’Astarté.
Huit vents nommés caressent Erice depuis l’Antiquité.
Prêtresses d’Astarté, premières navigatrices stellaires.
Forteresse de Roger II sur fondations phéniciennes.
Stellae et venti
Les étoiles et les vents guident ceux qui lisent
Le code d’Astarté attend ses nouvelles prêtresses. Réservez votre ascension à Erice.