
Le décret effacé de la Contre-Réforme
Ce que les fresques de Torre Aquila n'ont pas oublié
Pendant les dix-huit années du Concile de Trente (1545-1563), l'Église catholique se réforma sous l'œil des Princes-Évêques du Castel del Buonconsiglio. Une vérité dissidente attend encore, cachée dans le cycle des Mois de la Torre Aquila.
« Ce que le Concile décrète, le peintre le murmure. »— Carnet anonyme, Trente, 1562
De 1545 à 1563, Trente accueille le dix-neuvième concile œcuménique de l'Église catholique, en réponse à la Réforme protestante. Pendant dix-huit ans, dans la cathédrale San Vigilio et l'église Santa Maria Maggiore, cardinaux et théologiens redéfinissent les sacrements, la liturgie et la discipline du clergé.
La ville est alors gouvernée par les Princes-Évêques, dont la résidence, le Castel del Buonconsiglio, contient l'un des plus somptueux cycles de fresques médiévales d'Europe : les Mois de la Torre Aquila, commandés vers 1400. Via Belenzani, les palais Renaissance témoignent encore de l'éclat de cette capitale alpine où se croisaient pouvoir impérial, papal et culture germanique.
3 étapes à travers la ville
Repérez les signes laissés par les théologiens dissidents.
Reconstituez le chemin du cardinal entre palais et château.
Lisez dans les fresques des Mois le décret effacé.
Dix-huit ans qui ont redessiné l'Église.
Le cycle des Mois, chef-d'œuvre gothique vers 1400.
Carrefour latin, germanique et impérial.
Veritas picta
La vérité que la peinture conserve
Trente garde un décret oublié dans ses fresques. Réservez votre lecture secrète.