
Arabes, Normands et Byzantins
Sept bâtiments, trois cultures, un message
Du Palazzo dei Normanni à La Martorana, sept édifices superposent coupoles arabes, mosaïques byzantines et arcs normands. Roger II, roi normand parlant arabe et vêtu à la byzantine, y aurait dissimulé un texte que seul déchiffre celui qui maîtrise les trois cultures.
« À Palerme, chaque pierre parle trois langues. »— Chronique normande, XIIe siècle
Fondée par les Phéniciens, conquise par Rome puis par les Arabes en 831, Palerme devient sous l'émirat une capitale rivale de Cordoue, avec 300 mosquées. En 1072, les Normands d'Hauteville s'en emparent et, loin de détruire, fusionnent : Roger II fait bâtir la Cappella Palatina où coupoles en muqarnas arabes, inscriptions coufiques et mosaïques byzantines dorées coexistent sous une même voûte.
Les Quattro Canti baroques, La Martorana gréco-byzantine et San Cataldo aux dômes rouges arabes racontent cette rencontre unique. Les marchés de Ballarò, aux cris qui imitent encore les souks nord-africains, prolongent la ville arabe. Palerme demeure la seule capitale européenne où trois civilisations ont régné ensemble, sans jamais s'effacer.
3 étapes à travers la ville
Déchiffrez les inscriptions coufiques et les mosaïques byzantines de la chapelle de Roger II.
Reliez les dômes rouges arabes aux icônes grecques et aux saisons baroques.
Assemblez les sept signes et révélez le message trilingue de Roger II.
Arabe, normande et byzantine — superposées dans chaque façade.
Roger II parlait arabe, grec et latin dans la même cour.
La Cappella Palatina brille de 200 m² de tesselles byzantines.
Tres culturae, una corona
Trois cultures, une seule couronne
Le message de Roger II attend des lecteurs polyglottes. Réservez votre traversée palermitaine.