
Catherine Cornaro, reine de Chypre en exil
Une relique cachée dans les murs d'Asolo
Exilée à Asolo par Venise, elle l'aurait cachée dans les murs pour ne jamais la remettre au Doge. Dans la « Cité aux Cent Horizons » chère à Carducci, sa cour humaniste accueillait Bembo, Giorgione et Léonard de Vinci.
« Je fus reine ; je suis la dame d'Asolo. »— Caterina Cornaro, attribué, 1489
Caterina Cornaro (1454-1510), noble vénitienne, épouse Jacques II de Lusignan, roi de Chypre, en 1472. Veuve l'année suivante, elle règne seule jusqu'à ce que Venise, en 1489, l'oblige à abdiquer pour annexer l'île. En compensation, la Sérénissime lui offre la seigneurie d'Asolo, avec titre de reine, rentes et une petite cour.
Elle y installe un foyer humaniste où Pietro Bembo composera ses « Asolani », où Giorgione peindra et où Léonard, dit-on, passera en visite. Eleonora Duse y mourra en 1924, Robert Browning y vivra, Freya Stark y sera enterrée. Peu de villes de Vénétie concentrent autant de mémoires lettrées.
3 étapes à travers la ville
Lisez la dédicace gravée à la cour humaniste d'Asolo.
Décryptez les emblèmes de Chypre glissés dans les retables.
Trouvez la pierre descellée qui garde la relique.
Caterina Cornaro, seule souveraine vénitienne d'un royaume.
Bembo, Giorgione, Léonard : tous à Asolo.
Un belvédère sur la plaine de Vénétie et les Dolomites.
Regina sine regno
Reine sans royaume, mais reine encore
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