
Dolmabahçe, Atatürk et la fin d'un empire
Huit horloges arrêtées à 9h05
Dolmabahçe, le plus grand palais de Turquie (285 pièces, 44 000 m²), fut la dernière résidence des sultans et la première résidence d'Atatürk, fondateur de la République. Du faste impérial au geste républicain, huit horloges arrêtées marquent les étapes de la fin d'un empire et de la naissance d'une nation.
« Paix dans le pays, paix dans le monde. »— Mustafa Kemal Atatürk
En 1856, le sultan Abdülmecid Ier quitte Topkapi pour Dolmabahçe, palais de 285 pièces mêlant baroque, rococo et néoclassique sur les rives du Bosphore. Le lustre en cristal de Bohême de la salle du Trône, offert par la reine Victoria, pèse 4,5 tonnes. Pendant 66 ans, six sultans y résident.
Le 1er novembre 1922, Mehmed VI, dernier sultan, embarque sur un cuirassé britannique depuis Dolmabahçe. Atatürk y installe sa résidence et y meurt le 10 novembre 1938 à 9h05. Toutes les horloges du palais sont arrêtées à cette heure — un geste symbolique qui perdure.
8 étapes à travers la ville
La première horloge arrêtée marque le début du compte à rebours impérial.
Le lustre de 4,5 tonnes et les colonnes corinthiennes cachent une horloge.
Le dernier harem ottoman, reconverti en bureau républicain.
Le lit où mourut le père de la nation et l'horloge figée à 9h05.
Le quai d'où embarqua Mehmed VI garde la trace du dernier pas impérial.
Les caïques impériaux dorés portent le sixième chiffre de l'horloge.
La mosquée de Sinan face au palais marque le septième chiffre.
Les huit horloges convergent vers le Bosphore : le dernier sultan a laissé un message.
Le plus grand palais de Turquie, 285 pièces sur le Bosphore.
Les horloges arrêtées à l'heure de la mort d'Atatürk.
La frontière entre deux continents et deux époques.
Yurtta sulh, cihanda sulh
Paix dans le pays, paix dans le monde
Remontez le temps des huit horloges arrêtées de Dolmabahçe.