
Plus puissants que les rois
Au XVe siècle, les ducs de Bourgogne rivalisaient avec les rois de France. Philippe le Bon régnait sur un territoire immense depuis son palais de Dijon. Le Puits de Moïse, chef-d'œuvre de Claus Sluter, renfermerait des prophéties codées que nul n'a encore déchiffrées.
Dijon fut la capitale d'un État qui, à son apogée, s'étendait de la Bourgogne aux Flandres. Les ducs Valois — Philippe le Hardi, Jean sans Peur, Philippe le Bon, Charles le Téméraire — accumulèrent une puissance qui menaçait directement la couronne de France. Leur palais, au cœur de Dijon, cache encore les traces de cette ambition démesurée. Votre enquête commence sous les arcades de la Place de la Libération.
« Moi qui suis le grand duc d'Occident, je ferai de Dijon la plus belle cour d'Europe. »— Philippe le Bon, duc de Bourgogne, XVe siècle
En 1363, le roi Jean II le Bon offre le duché de Bourgogne à son fils cadet Philippe le Hardi. C'est le début d'une lignée qui, en un siècle, bâtira un État rivalisant avec le royaume de France. Par des mariages stratégiques, des alliances et des conquêtes, les ducs de Bourgogne étendent leur domination sur les Flandres, l'Artois, le Brabant et la Hollande.
Philippe le Bon, le plus puissant de tous, fonde l'Ordre de la Toison d'Or en 1430 et fait de sa cour la plus brillante d'Europe. Il commande les plus grands artistes flamands — Van Eyck, Rogier van der Weyden — et transforme Dijon en capitale des arts. Le Puits de Moïse, sculpté par Claus Sluter pour la Chartreuse de Champmol, est le joyau de cette ambition.
Tout s'effondre en 1477 quand Charles le Téméraire meurt à la bataille de Nancy. Louis XI s'empare aussitôt du duché. Mais les secrets des ducs, codés dans la pierre et les manuscrits, attendent encore d'être percés.
5 étapes à travers la ville
La façade du palais dissimule les armoiries de quatre générations de ducs. Un blason en particulier contient un code héraldique que seuls les chevaliers de la Toison d'Or savaient lire. Identifiez les symboles pour obtenir votre première clé.
Du haut de ses 46 mètres, la tour offrait au duc une vue sur tout son domaine. Les 316 marches de l'escalier en colimaçon portent des marques de tâcherons médiévaux — chacune est une lettre d'un alphabet oublié. Déchiffrez la séquence pour progresser.
Le chef-d'œuvre de Claus Sluter représente six prophètes entourant un calvaire. Moïse, David, Jérémie, Zacharie, Daniel et Isaïe tiennent chacun un phylactère dont le texte latin cache un message. Les positions de leurs mains et de leurs regards forment une carte invisible.
En 1382, Philippe le Hardi rapporte de Courtrai un automate — le Jacquemart — qui sonne les heures depuis six siècles. L'horloge suit un cycle précis dont les intervalles cachent un code temporel. Observez le mécanisme et comptez les coups pour déverrouiller l'indice suivant.
Sculptée dans la pierre de l'église, la chouette est le talisman de Dijon. Depuis des siècles, les passants la caressent de la main gauche en faisant un vœu. Mais la pierre usée révèle un motif que seul un œil averti peut lire — le dernier maillon de la chaîne qui relie les ducs à leur trésor perdu.
Plongez dans l'histoire des ducs qui rivalisaient avec les rois de France.
Décryptez les sculptures de Claus Sluter au Puits de Moïse.
Explorez le palais ducal et grimpez la Tour Philippe le Bon pour dominer la ville.
Percez le mystère du talisman le plus célèbre de Dijon.
Plus puissants que les rois, plus secrets que les moines.
Percez les secrets des ducs de Bourgogne au cœur de Dijon.
Du Palais des Ducs au Puits de Moïse, de la Tour Philippe le Bon à la Chouette — parcourez Dijon sur les traces d'une dynastie qui a failli renverser les rois de France.