
La piste du trésor des 1001 châteaux
La Dordogne compte plus de 1 000 châteaux — la plus forte concentration de France. Derrière les coupoles byzantines de la cathédrale Saint-Front et les ruelles médiévales de Périgueux se cache une piste qui relie ces forteresses entre elles.
Périgueux est une ville à deux visages : la cité gallo-romaine de Vesunna, avec ses vestiges antiques, et la cité médiévale dominée par les cinq coupoles blanches de la cathédrale Saint-Front — une architecture unique en France, inspirée de Saint-Marc de Venise et de Sainte-Sophie de Constantinople. Entre ces deux mondes, un trésor médiéval attend d'être retrouvé.
« Le Périgord est un pays où l'on ne peut faire un pas sans marcher sur l'Histoire. »— Eugène Le Roy, auteur de Jacquou le Croquant, 1899
Périgueux naît sous le nom de Vesunna, capitale de la tribu gauloise des Pétrocores. Les Romains en font une ville prospère dotée d'un amphithéâtre, de thermes et d'un temple monumental dont la Tour de Vésone — un cylindre de 27 mètres — est le dernier vestige visible. Le musée Vesunna, conçu par Jean Nouvel, abrite les restes d'une domus gallo-romaine remarquablement conservée.
Au Moyen Âge, la ville se dédouble : la Cité autour de l'ancien amphithéâtre et le Puy Saint-Front autour de la cathédrale. Cette dernière, reconstruite au XIIe siècle, est coiffée de cinq coupoles d'inspiration byzantine — un cas unique en France. Au XIXe siècle, l'architecte Paul Abadie la restaure si profondément qu'il s'en inspire pour dessiner le Sacré-Cœur de Paris.
La Dordogne qui entoure Périgueux abrite la plus forte concentration de châteaux de France — plus de 1 000 forteresses, manoirs et gentilhommières. Pendant la guerre de Cent Ans, Anglais et Français se sont disputé ces places fortes pendant 116 ans, tissant un réseau d'alliances et de trahisons dont les traces sont encore visibles dans chaque pierre de la vieille ville.
5 étapes à travers la ville
Sous les cinq coupoles byzantines de la cathédrale, un plan architectural cache un message. Paul Abadie a laissé des marques lors de sa restauration au XIXe siècle — certaines ne figurent dans aucun document officiel. Déchiffrez le plan au sol pour trouver le premier indice du trésor.
La Tour de Vésone, cylindre gallo-romain de 27 mètres, gardait l'entrée du temple de la déesse tutélaire. Les mosaïques de la domus révèlent des motifs géométriques qui servaient de système de communication entre les notables de Vesunna. Retrouvez le code dans les tesselles.
Dernière tour intacte des remparts médiévaux, la Tour Mataguerre surveillait l'accès nord de la ville. Pendant la guerre de Cent Ans, les guetteurs utilisaient un système de signaux visuels entre les châteaux de la vallée. Reproduisez le signal pour déverrouiller l'étape suivante.
La rue Limogeanne est bordée de maisons à pans de bois et d'hôtels particuliers Renaissance. Les marchands médiévaux y avaient leurs échoppes et leurs entrepôts. Sur les façades, des blasons sculptés racontent les alliances entre familles nobles — et dissimulent la prochaine piste.
La Maison des Consuls, avec sa tour d'escalier et ses fenêtres à meneaux, était le siège du pouvoir municipal au Moyen Âge. Les consuls y conservaient les chartes qui réglaient les droits sur les mille châteaux de la Dordogne. Le dernier indice se cache dans les archives de pierre de cette demeure.
Découvrez le réseau de forteresses le plus dense de France et le secret qui les relie toutes.
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Mille châteaux. Un seul trésor. La clé est sous les coupoles.
Parcourez deux mille ans d'histoire dans les rues de Périgueux.
De la cathédrale byzantine aux vestiges gallo-romains — remontez la piste du trésor des 1001 châteaux dans un escape game au cœur du Périgord.