
Sur les traces de Charette, le dernier chouan
En 1793, la Convention envoie les « colonnes infernales » pour écraser la révolte vendéenne. 170 000 civils périssent. Charette, le dernier chef rebelle, résiste jusqu'en 1796. Ce jeu retrace sa traque, du logis de la Chabotterie où il fut capturé jusqu'aux chemins secrets de la chouannerie.
Le Logis de la Chabotterie est une gentilhommière du XVIIIe siècle nichée dans le bocage vendéen. C'est un lieu paisible, entouré de jardins à la française et de bois silencieux. Mais le 23 mars 1796, c'est ici que s'est terminée la plus sanglante des guerres civiles françaises. François-Athanase de Charette de la Contrie, le dernier général vendéen, blessé et traqué, fut capturé dans le bois voisin par les soldats républicains. Il sera fusillé six jours plus tard à Nantes, refusant le bandeau sur les yeux et commandant lui-même le feu.
« C'est par là que nous avons commencé, Messieurs, finissons-en. »— Charette, montrant son cœur devant le peloton d'exécution, 29 mars 1796
En mars 1793, la levée en masse de 300 000 hommes décrétée par la Convention met le feu aux poudres en Vendée. Les paysans, attachés à leur foi catholique et à leurs prêtres réfractaires, refusent de partir combattre pour une République qui persécute leur religion. La révolte embrase tout l'ouest de la France. Des chefs charismatiques émergent : Cathelineau le « saint de l'Anjou », Bonchamps le magnanime, La Rochejaquelein le fougueux, et Charette l'indomptable.
La Convention, terrifiée par cette insurrection, envoie le général Turreau et ses « colonnes infernales » en janvier 1794. Les ordres sont explicites : « détruire la Vendée ». Pendant six mois, les colonnes brûlent les villages, massacrent les populations — hommes, femmes, enfants. À Nantes, le représentant Carrier organise les noyades collectives dans la Loire. Le bilan est effroyable : environ 170 000 morts, soit un quart de la population vendéenne.
Charette est le dernier à résister. Ancien officier de marine, combattant insaisissable, il mène une guérilla dans le bocage pendant trois ans. Blessé à la tête le 23 mars 1796, il est capturé dans les bois de la Chabotterie. Conduit à Nantes, il est fusillé le 29 mars sur la place Viarme. Napoléon dira de lui : « Il laisse percer du génie. » La mémoire de la Vendée reste une blessure vive de l'histoire de France.
5 étapes à travers la ville
Le 23 mars 1796, Charette blessé se traîne dans les bois entourant la Chabotterie. Ses derniers compagnons tombent un à un. Sur les lieux mêmes de sa capture, retrouvez les messages codés que les chouans utilisaient pour communiquer entre les haies du bocage.
Napoléon a redessiné cette ville après la guerre pour pacifier la Vendée. Son plan en damier cache un symbolisme voulu par l'Empereur. La place centrale et ses rues géométriques recèlent un message sur la réconciliation impossible entre la République et les campagnes vendéennes.
Les églises de campagne étaient le cœur de la résistance vendéenne. C'est au son du tocsin que les paysans se rassemblaient pour combattre. Dans cette église typique du bocage, les chouans ont laissé des signes de ralliement gravés dans la pierre — le Sacré-Cœur et la croix vendéenne.
Les chemins creux du bocage vendéen étaient l'arme secrète des chouans. Invisibles depuis la route, bordés de haies impénétrables, ils permettaient aux rebelles de se déplacer sans être vus. Empruntez ces sentiers vieux de deux siècles et déchiffrez les marques laissées sur les arbres.
Le mémorial rend hommage aux 170 000 victimes de la guerre de Vendée. Rassemblez les indices collectés tout au long du parcours pour reconstituer le dernier message de Charette — celui qu'il aurait voulu transmettre à la postérité avant de tomber sous les balles à Nantes.
Revivez la plus sanglante guerre civile de l'histoire de France — 170 000 morts en Vendée.
Empruntez les chemins creux que les chouans utilisaient pour échapper aux colonnes infernales.
Déchiffrez les codes de communication des chouans, transmis de haie en haie.
Commencez au Logis de la Chabotterie, lieu exact de la capture de Charette en 1796.
Découvrez un épisode de la Révolution française longtemps occulté par l'Histoire officielle.
Finissons-en.
Suivez la trace de Charette dans le bocage vendéen.
Du logis de la Chabotterie aux chemins creux de la chouannerie — retracez la traque du dernier chef vendéen dans un escape game qui traverse la page la plus sombre de la Révolution française.