
Sur les traces des origines oubliées
Trois époques, deux identités, un héritage. Démêlez les fils du passé carantanien.
Explorez la ville à pied en résolvant des énigmes basées sur de vrais faits historiques. Pas de salle fermée, la ville est votre terrain de jeu.
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Au cœur de la Carinthie, Maria Saal est un palimpseste vivant, où chaque pierre murmure les récits d'empires déchus et de nouvelles civilisations. Des légions romaines aux ducs carantaniens, en passant par les premiers missionnaires chrétiens, cette terre a vu se superposer des mondes. Un érudit du IXe siècle, Frère Vitus, inquiet de voir ces héritages disparaître, entreprit de compiler un 'Codex Carantanien', un calendrier rituel secret tissant ensemble les croyances et les savoirs de son temps. Mais ce codex fut fragmenté, ses indices dispersés. Votre quête : reconstituer ce calendrier oublié pour révéler la véritable âme de la Carinthie.
La Carinthie est le cœur antique de la nation slovène, la terre où l'État slovène est né.Anton Janežič, historien slovène (XIXe siècle)
Longtemps avant l'arrivée du christianisme, la plaine du Zollfeld, au pied de Maria Saal, était un centre névralgique pour les Romains. La ville de Virunum, fondée vers 15 après J.-C., était la capitale de la province de Noricum, un carrefour commercial et culturel florissant. Elle témoigne de la profonde romanisation de la région, avec ses temples, ses thermes et son forum. Mais avec le déclin de l'Empire, cette splendeur s'est éteinte, laissant derrière elle des pierres réemployées et une mémoire fragmentée.
Au VIe siècle, les tribus slaves s'installent dans la région, fondant le duché de Carantania, premier État stable des Slaves alpins. Maria Saal, et notamment la colline de Fürstenstein, devient un lieu central pour l'intronisation des ducs, symbolisant l'identité et l'autonomie carantaniennes. Au VIIIe siècle, sous l'influence bavaroise, la christianisation débute, et la vieille église de Maria Saal, construite sur des fondations romaines, devient un phare de la nouvelle foi, intégrant peu à peu les traditions locales. Ce mélange unique de Rome, de la Carantania slave et du christianisme a façonné une culture singulière et résiliente.
8 étapes à travers la ville
Votre quête commence sur le parvis ouest de la cathédrale. Observez attentivement les murs extérieurs, notamment près du portail. De nombreuses pierres romaines, réemployées, sont encore visibles. Frère Vitus a gravé un symbole discret sur l'une d'elles, représentant la grandeur de Virunum. Identifiez ce symbole, un indice crucial pour le premier élément du calendrier oublié.
Face à vous se dresse la réplique du Fürstenstein, le 'Trône des Princes', où les ducs de Carantania étaient intronisés. Ce bloc de pierre romain transformé en symbole slave est au cœur de l'identité carantanienne. Vitus y a caché un rébus visuel, reliant la force païenne au nouveau christianisme. Déchiffrez-le pour progresser dans la reconstitution du calendrier.
Le cimetière qui entoure la cathédrale recèle des siècles d'histoire. Longez le mur sud et cherchez les pierres tombales les plus anciennes. Vitus, fasciné par le cycle de la vie et de la mort, a laissé un indice sur une pierre présentant un motif floral stylisé, rappelant les symboles pré-chrétiens. Comptez un élément spécifique pour révéler la prochaine étape du calendrier.
Dirigez-vous vers la petite porte latérale sur le flanc sud de la cathédrale. Observez les sculptures autour de l'encadrement. On dit que Vitus a dissimulé une date clé de la christianisation de Carantania dans la forme des arabesques ou dans le nombre de figures animales entrelacées. Une observation attentive vous mènera à la solution.
Le mur nord de la cathédrale, moins exposé, conserve des indices plus discrets. Recherchez une anomalie dans la maçonnerie, une pierre à l'orientation légèrement différente ou une marque érodée qui n'est pas d'origine. C'est là que Vitus a inscrit une allusion à une ancienne fête païenne, subtilement christianisée. Décryptez sa signification pour avancer.
Près du flanc nord-ouest de la cathédrale, un bâtiment ancien faisait autrefois office de presbytère. Sur l'une de ses façades, ou sur une plaque commémorative voisine, Vitus a fait graver un ensemble de chiffres qui, une fois réordonnés, révèlent l'année de fondation d'une abbaye cruciale pour la diffusion du christianisme en Carantania. Trouvez cette date.
Éloignez-vous légèrement de la cathédrale pour embrasser la vue sur la plaine du Zollfeld. Cette plaine fut le théâtre de l'histoire romaine et carantanienne. Vitus y voyait un symbole de l'éternel retour. Observez l'orientation des collines lointaines ou un détail paysager récurrent, et déduisez le principe d'organisation du calendrier qu'il cherchait à établir.
De retour devant la façade principale de la cathédrale, rassemblez tous les indices recueillis. Vitus a dissimulé une dernière énigme dans l'agencement des éléments architecturaux au-dessus du portail. Combinez les dates, les symboles et les principes que vous avez découverts pour reconstituer entièrement le 'Codex Carantanien' et révéler le sceau final de cet héritage multiséculaire.
Retrouvez les fragments d'un ancien codex qui révèle un calendrier rituel secret.
Déchiffrez les inscriptions romaines et carantaniennes gravées dans la pierre.
Explorez les couches historiques d'une église millénaire, témoin de trois époques.
Là où le passé ne meurt jamais, il se transforme.
Un voyage au cœur de l'identité carantanienne.
Révélez les mystères d'un calendrier ancestral et les secrets enfouis sous les pierres de Maria Saal.