
Jeanne d'Arc, les Templiers et le roi caché
En 1429, Jeanne d'Arc reconnut Charles VII déguisé parmi 300 courtisans dans la Grande Salle de Chinon. Un siècle plus tôt, en 1307, les derniers chefs templiers furent emprisonnés dans la Tour du Coudray — leurs graffitis sont encore visibles. Deux mystères, une forteresse.
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La forteresse de Chinon s'étire sur 500 mètres au sommet d'un éperon rocheux dominant la Vienne. C'est l'une des plus vastes forteresses médiévales de France — trois châteaux reliés par des ponts-levis. Dans ces murs, deux des épisodes les plus extraordinaires de l'Histoire se sont déroulés : la reconnaissance miraculeuse de Charles VII par Jeanne d'Arc, et l'emprisonnement des plus hauts dignitaires de l'Ordre du Temple, dont Jacques de Molay.
« Gentil Dauphin, j'ai nom Jeanne la Pucelle, et le Roi des Cieux vous mande par moi que vous serez sacré et couronné. »— Jeanne d'Arc à Charles VII, Chinon, mars 1429
Le 8 mars 1429, une jeune paysanne de 17 ans entre dans la Grande Salle de la forteresse de Chinon. Trois cents courtisans l'observent. Charles, le dauphin de France, s'est mêlé à la foule et a placé un autre homme sur le trône pour la tromper. Mais Jeanne va droit vers lui, s'agenouille et prononce les mots qui changeront l'histoire de France. Comment l'a-t-elle reconnu ? Personne ne le sait — c'est le premier mystère de Chinon.
Le second mystère est plus ancien. En 1307, Philippe le Bel fait arrêter tous les Templiers de France dans un coup de filet coordonné. Les plus hauts dignitaires de l'Ordre — dont peut-être Jacques de Molay lui-même — sont emprisonnés dans la Tour du Coudray à Chinon. Pendant leur captivité, ils gravent dans la pierre des symboles mystérieux : croix templières, figures géométriques, inscriptions latines. Ces graffitis, redécouverts au XIXe siècle, sont parmi les seuls témoignages directs laissés par les derniers Templiers.
En 2001, une historienne italienne, Barbara Frale, découvre aux Archives secrètes du Vatican un document extraordinaire : le « parchemin de Chinon », daté de 1308, dans lequel le pape Clément V absout secrètement les chefs templiers emprisonnés à Chinon. Ce document, caché pendant 700 ans, prouve que les Templiers furent condamnés injustement. La forteresse de Chinon garde encore bien des mystères.
5 étapes à travers la ville
Les murs de la Tour du Coudray portent encore les graffitis gravés par les Templiers emprisonnés en 1307. Croix pattées, figures géométriques, inscriptions latines — ces messages codés des derniers chevaliers du Temple n'ont jamais été entièrement déchiffrés. À vous de percer leur secret.
C'est dans cette salle immense que Jeanne d'Arc a reconnu Charles VII parmi 300 courtisans. Les ruines de la Grande Salle conservent l'empreinte de ce moment miraculeux. Le sol, les piliers et les ouvertures cachent un indice sur la manière dont Jeanne a identifié le roi — une question qui hante les historiens depuis six siècles.
Les Logis Royaux, récemment restaurés, abritent un parcours muséographique immersif. Henri II Plantagenêt y mourut en 1189, trahi par ses fils. Les salles voûtées contiennent des indices reliant les Plantagenêts, les Templiers et Jeanne d'Arc — trois fils d'une même histoire.
Les Caves Peintes de Chinon sont des galeries troglodytes où la confrérie des « Bons Entonneurs Rabelaisiens » perpétue la mémoire de Rabelais — né à deux pas d'ici. Dans cette cave voûtée, des fresques et des inscriptions médiévales cachent un fragment du code qui relie les deux mystères de la forteresse.
La collégiale Saint-Mexme, l'une des plus anciennes églises de Touraine, possède des fresques romanes du XIe siècle. C'est ici que le dernier fragment du code se dévoile — reliant les graffitis templiers, la reconnaissance de Jeanne et le parchemin du Vatican dans un ultime message qui traverse sept siècles d'histoire.
Les Templiers de 1307 et Jeanne d'Arc de 1429 — deux énigmes dans la même forteresse.
Déchiffrez les véritables graffitis gravés par les Templiers dans la Tour du Coudray.
Explorez 500 mètres de remparts, trois châteaux et des siècles d'histoire militaire.
Plongez dans les caves troglodytes où Rabelais venait déjà lever le coude au XVIe siècle.
Gentil Dauphin, vous serez sacré et couronné.
Percez les deux mystères de la forteresse où Jeanne a trouvé son roi.
Des graffitis templiers à la reconnaissance miraculeuse de Jeanne d'Arc — percez sept siècles de mystères dans la plus grande forteresse de la Loire.