
L'école des Découvertes remonte à Lisbonne
Quand Henri le Navigateur mourut, ses cartographes, astronomes et pilotes migrèrent vers la capitale
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Quand Henri le Navigateur mourut en 1460, l'école de Sagres — où il avait réuni cartographes arabes, juifs et italiens, astronomes de Majorque et pilotes de Gênes — ne disparut pas. Ses hommes remontèrent à Lisbonne, devenue le centre nerveux des Découvertes. Pendant quatre siècles, leurs héritiers formèrent des navigateurs, dressèrent des cartes du monde, rédigèrent des traités de latitude. En 1875, une société savante reprit leur héritage : la Sociedade de Geografia de Lisboa. Ses collections abritent encore le padrão de Diogo Cão, les sphères armillaires manuélines, et huit secrets gravés le long de l'Avenida da Liberdade.
« Le monde est petit pour qui sait faire grand. »— Devise de la Sociedade de Geografia de Lisboa
Henri le Navigateur n'a jamais navigué. Son génie fut d'avoir, depuis Sagres, rassemblé les meilleurs esprits scientifiques d'Europe et d'Afrique : le cartographe catalan Jaume Ribes — converti juif d'Espagne — dessina les premières cartes africaines, l'astronome Abraão Zacuto compila les éphémérides pour calculer la latitude en mer, le pilote génois Bartolomeo Perestrello transmit son savoir à un futur gendre appelé Colomb. Quand Henri mourut, son école se déplaça vers la capitale, où le trésorier royal installa la Casa da Mina e Índia : la première administration coloniale du monde.
Quatre siècles plus tard, en 1875, un groupe de savants fonda la Sociedade de Geografia de Lisboa pour préserver l'héritage scientifique des Découvertes. Ils installèrent leurs bureaux dans un palais néo-manuélin de la Rua das Portas de Santo Antão, juste au pied du Rossio. La société y conserve aujourd'hui l'une des plus grandes collections au monde d'objets coloniaux portugais : padrões de pierre, sphères armillaires, astrolabes, cartes de Diogo Cão et de Bartolomeu Dias. L'entrée est gratuite sur demande, mais les huit repères cachés dans le quartier suffisent à déchiffrer le plan du cosmos de l'École de Sagres.
8 étapes à travers la ville
Les sphères armillaires sculptées sur le portail de style néo-manuélin comptent sept anneaux — l'un d'eux est plus épais et encode la latitude de Sagres.
Le théâtre de 1890 porte sur son tympan les allégories des continents — l'Afrique tient un padrão dont l'inscription latine donne un azimut.
Le palais rose porte sur son balcon principal les noms des premiers gouverneurs d'Angola et du Mozambique — l'un est écrit à l'envers.
Le funiculaire de 1885 porte une plaque d'inauguration — la date (1885) cache, dans ses chiffres romains, une référence à l'École de Sagres.
La balustrade du belvédère porte une carte orientée en bronze — les noms des continents conservent des fautes d'orthographe qui forment un anagramme.
Sur le parvis, un monument commémore le massacre juif de 1506 — l'une des inscriptions multilingues porte un mot hébreu qui ouvre l'acte suivant.
Sous l'arcade, une plaque de bronze nomme les mathématiciens du XVIᵉ siècle — Pedro Nunes, Gaspar Barreiros — qui enseignaient ici aux navigateurs.
La façade néo-manuéline de la gare (1890) reproduit en miniature la fenêtre du Convento de Cristo de Tomar — le dernier écho de Sagres gravé dans Lisbonne.
Reconstituer la carte mentale de l'École de Sagres à Lisbonne.
Zacuto, Nunes, Ribes — les savants du cosmos des Découvertes.
Un style architectural inventé pour ressusciter l'âge des Découvertes.
Ex Sagres lux
De Sagres vint la lumière — la formule des savants de la Renaissance portugaise
Décryptez le plan du cosmos de l'École de Sagres caché dans le néo-manuélin lisboète.