
Banni de Burgos, il conquit un royaume
En 1081, Rodrigo Díaz de Vivar — le Cid — fut banni de Burgos par le roi Alphonse VI. Il quitta la ville avec une poignée de fidèles, traversa l'Espagne et finit par conquérir Valence. Ce jeu retrace ses pas, de l'humiliation à la légende.
Burgos est la ville du Cid. C'est ici qu'il naquit, qu'il servit son roi et qu'il fut banni. Le Cantar de mio Cid, le plus ancien poème épique espagnol conservé, s'ouvre sur son départ de Burgos — les portes closes, les volets fermés, personne n'osant lui donner asile de peur de la colère royale. Ce jeu vous fait revivre cet exil fondateur.
« De ses yeux, il pleurait avec tant de douleur. Il se retournait et les regardait. Il vit les portes ouvertes et les verrous défaits, les perchoirs vides sans manteaux ni fourrures. »— Cantar de mio Cid, v. 1-4, vers 1200
Rodrigo Díaz de Vivar naquit vers 1043 dans un village proche de Burgos. Éduqué à la cour du roi Sanche II de Castille, il devint son champion — son campeador. Mais quand Sanche fut assassiné en 1072 et qu'Alphonse VI monta sur le trône, le Cid tomba en disgrâce. En 1081, accusé d'une expédition non autorisée, il fut banni de Castille.
Le Cantar de mio Cid raconte son départ de Burgos avec une intensité poignante. Personne ne voulut l'accueillir — un décret royal menaçait de confiscation quiconque l'aiderait. Seule une jeune fille osa lui adresser la parole pour lui dire de partir. Le Cid traversa alors l'Espagne comme mercenaire, servant aussi bien des princes chrétiens que musulmans, avant de conquérir Valence en 1094.
À Burgos, sa mémoire est partout. Le Solar del Cid, à l'emplacement présumé de sa maison, le Monasterio de las Huelgas où les rois de Castille étaient couronnés, et la Cartuja de Miraflores, joyau du gothique tardif, jalonnent un parcours qui mêle l'histoire du chevalier à celle de la ville qui ne sut pas le garder.
5 étapes à travers la ville
Un monolithe marque l'emplacement présumé de la maison du Cid. C'est de ce seuil qu'il partit en exil, abandonnant tout — sa maison, sa ville, son honneur. Le regard tourné vers la cathédrale, il pleura. L'aventure commence là où la sienne commença.
Cette porte mudéjare du XIVe siècle est l'un des rares vestiges des anciennes murailles de Burgos. La tradition veut que le Cid ait franchi cette porte — ou son ancêtre — en quittant la ville. Ses arcs en fer à cheval rappellent que la Castille médiévale vivait entre deux mondes.
Perché sur la colline qui domine la ville, ce château fut la résidence des comtes et des rois de Castille. C'est ici qu'Alphonse VI prit la décision fatale de bannir le Cid. Les ruines offrent aujourd'hui une vue panoramique sur Burgos — la même que le roi contemplait en signant l'exil.
Fondé en 1187 par Alphonse VIII, ce monastère cistercien était si puissant que son abbesse avait juridiction sur plus de cinquante villages. Les rois de Castille y étaient armés chevaliers et couronnés. Un lieu de pouvoir féminin unique dans l'Europe médiévale.
Ce joyau du gothique isabélin abrite le retable de Gil de Siloé et les tombeaux royaux sculptés dans l'albâtre. La légende dit que l'or rapporté par Christophe Colomb d'Amérique servit à dorer le retable — le Nouveau Monde finançant les rêves du vieux.
Revivez l'exil du plus célèbre chevalier espagnol, de sa maison à la porte de la ville.
Les énigmes s'inspirent du Cantar de mio Cid — le plus ancien poème épique espagnol.
Du château au monastère royal, découvrez les lieux de pouvoir de la Castille médiévale.
Le parcours traverse le parc de Fuentes Blancas jusqu'à la Chartreuse — nature et patrimoine réunis.
L'exil est le premier pas vers la légende.
Quittez Burgos comme le Cid. Conquérez votre propre histoire.
Suivez les traces du Cid Campeador à travers Burgos. Un escape game en plein air où le plus grand chevalier d'Espagne est votre guide — de l'exil à la gloire, rue après rue.